Ellös- Bro / 48km / total 639km
Dimanche oblige : on a décidé de lever le pied.
Au programme: farniente, baignades pour les plus courageux (ou les moins frileux…), et surtout dégustation des spécialités locales : crevettes fraîches et hareng fumé. Verdict unanime : un régal!

La seule tâche « sérieuse » du jour entre deux siestes ? Revoir notre parcours jusqu’à Oslo, histoire de caler les dernières étapes.
Lundi, nouvelle semaine, nouvelle ambiance. Tandis que les petits Suédois reprennent le chemin de l’école, nous, on enchaîne vélos et… ferries. Enfin, “ferries” est un grand mot : ce sont plutôt des barges métalliques jaunes, tirées par deux câbles d’un côté à l’autre du fjord. La traversée dure à peine 5 minutes, mais c’est assez pour admirer le paysage et… faire des rencontres.
D’abord, une dame de l’office de tourisme locale, visit Västkusten curieuse de notre aventure, qui immortalise notre passage en photo. (Si vous allez voir leur site, il y a peut-être nos têtes en ligne!).



Puis, sur le dernier ferry au départ de Fiskebäckskil (oui, on a mis trois jours à prononcer ce nom sans s’emmêler !), c’est une Américaine qui nous aborde. Elle s’excuse… d’être américaine (véridique!), et nous sauve la mise pour acheter nos billets via une appli 100 % en suédois. Merci la solidarité internationale.


Nous arrivons enfin à Lysekil, jolie ville réputée pour son hareng. De loin déjà, on aperçoit sa fière église qui domine la ville.
À l’intérieur, un espace café, bibliothèque et même instruments de musique digne d’un orchestre. Ici, les églises sont vraiment des lieux de vie et de rencontre.


Pause déjeuner au soleil, face au granit qui se teinte de rose et à la mer limpide. Au menu ? Hareng fumé, évidemment. Rien de tel pour s’imprégner de l’ambiance côtière.
Et devant nous : toujours plus d’îles et d’îlots… Saviez-vous que la Suède est le pays qui compte le plus grand nombre d’îles au monde ? Plus de 260 000 ! Autant dire qu’on en a encore pour un moment à en découvrir…



Les kilomètres défilent doucement, mais comment résister à ces paysages ?
Rochers gris ou roses, criques cachées à chaque détour, petites maisons rouges posées au bord de l’eau, mini-ports au charme desuet… C’est la Suède de carte postale, version grand bleu.
Même Côme s’étonne :
« On n’a pas l’impression d’être dans le Nord, ça fait Méditerranée! »
C’est vrai qu’avec la végétation dense et colorée en bord de mer, ca a un petit air de garrigue.
Puis, en quelques coups de pédale, tout change : la côte sauvage laisse place à la campagne vallonnée. Champs, fermes traditionnelles et vaches curieuses qui nous regardent passer.




Nouvelle pause dans une oppen kyrka (église ouverte). On y trouve tables accueillantes avec ce melange de sacré et de convivialité.
Notre étape du soir est à Brodalen, dans un mini-camping niché au pied d’un gros rocher, spot d’escalade réputé.
Ambiance cocooning: quelques emplacements seulement, une grande cuisine toute équipée, plusieurs frigos, un immense canapé moelleux et… obligation de laisser ses chaussures à l’entrée.
On se sent tellement bien ici qu’on en oublierait presque qu’on est en voyage. Mais c’est ça la magie de la côte suédoise : sauvage, accueillante et pleine de surprises.



