Sainte Anne de la Pérade - Trois Rivières / 46 km / total 168 km
La route se poursuit le long du fleuve, entre fermes, champs de maïs et belles demeures en bois. Cette fois ci, le vent s’est enfin calmé et cela se ressent clairement sur notre allure. Nous sommes de plus en plus près du fleuve et le dénivelé est quasi inexistant. Nous apprécions les villages que nous traversons avec leurs jolies maisons fleuries et leurs églises étincelantes. Seul petit coup de stress: la traversée d’un pont au tablier ajouré qui nous permet de bien voir la hauteur sous nos roues!


Nous avons une petite étape aujourd’hui pour aller jusqu’à Trois rivières. Ça tombe plutôt bien car Célian a un léger rhume et n’est pas au mieux de sa forme.
Le long de la route nous voyons plusieurs fermes qui proposent de l’auto cueillette, de bleuets notamment. Et ça on adore ! Nous en avons déjà acheté 2 paniers en trois jours… donc cette fois ci nous allons les ramasser nous mêmes. Les baies sont toutes petites et il nous fait du temps pour remplir notre panier. Nous comprenons un peu mieux le prix de ces petites baies.




Trois Rivières nous offrent notre premier visite culturelle : le manoir de Niverville qui date du 17 eme siècle. Nous en apprenons plus sur l’histoire de la Nouvelle France, leur mode vie et les difficultés que les nouveau arrivants ont dû affronter. Et le clou de la visite : les costumes d’époque que nous enfilons pour un magnifique défilé ! Une belle visite et un bon moment de rigolade… un petit passage par la vieille prison et le magasin général Le Brun, un magasin qui ressemble à une ancienne échoppe et nous filons vers… un motel. Pas de bivouac ce soir, nous espérons qu’une chambre confortable et bien au sec permettra à Célian de vaincre son rhume…




C’est que nous avons deux étapes de 70 km qui nous attendent alors il faudra que tout le monde soit au mieux de sa forme.
Nous ne savions pas en partant si nous pourrions faire une étape aussi longue avec Côme. Mais vu comme il gère ce début de parcours et nous suit sans problème, on se dit que ça devrait le faire. Sinon ce n’est pas grave, nous nous arrêterons plus tôt et on s’adaptera. C’est la clé en voyage à vélo, en tout cas c’est comme cela que nous le concevons.




Trois Rivières - Berthierville / 71 km / total 239 km
Nous avons tous passé une bonne nuit et avons appréciés nos lits king size… C’est donc parti pour cette fameuse étape de 70 km.
Une fois sortis de la banlieue de Trois Rivières, nous retrouvons nos fermes et les rives du Saint Laurent dont la largeur nous donne l’impression d’étre en bord de mer. Nous longeons la route principale pendant une bonne vingtaines de kilomètres avant d’entrer un peu plus dans les terres. Les fermes de maïs laissent alors place à des fermes laitières et surtout c’est un peu plus boisé. Un petit moment charmant avant la pause déjeuner qui sera un peu humide… heureusement nous pouvons nous abriter sous l’aire de jeux juste à côté. Pratique!

Il nous reste encore 35 kilomètres à parcourir avant de trouver un endroit pour dormir ce soir… Nous ne sommes pas encore arrivés et il va falloir pédaler, en espérant ne pas trop se mouiller.
Depuis le début du parcours, le temps est sensiblement le même : du soleil dans le mâtinée puis pluie ou nuage dans l’après-midi. Bref les affaires de pluie ne sont jamais loin…
Et effectivement à peine repartis, nous faisons halte pour nous couvrir et quelques minutes plus tard c’est déjà fini. Nouvel arrêt pour déshabiller parce que nous avons trop chaud… ce temps va nous rendre fous.
La route nous réserve aussi d’agréables surprises comme de trouver l’authentique magasin général Le Brun dont nous avons visité une réplique la veille. Sauf que là il s’agit du magasin original créé en 1827 et agrandi en 1915. Dire que les planchers, le comptoir et les ferronneries sont d’origine… ça impressionne!




Il est 18h lorsque nous arrivons à notre lieu de bivouac : mission accomplie! 70 kilomètres et Côme qui nous dit “ça va en fait”… ils sont top nos enfants. Et nous avons même eu le temps de faire les courses. Ce qui est bien avec le voyage à vélo c’est qu’une journée comme ça, où il ne se passe pas grand chose et bien nous la savourons quand même.
Nous apprécions les paysages que nous voyons, nous détaillons les maisons, les voitures et autres véhicules un peu hors du commun et la route défile toute seule. Quand à nos deux ados, ça fait plaisir de les voir papoter et discuter entre eux, retrouver une complicité que le temps passé avec les copains et au collège est parfois mise à mal.
Oublier les disputes futiles, revenir à l’essentiel et s’extasier de peu, une jolie ferme, une maison colorée ou une belle vue sur le fleuve.
Ainsi va la vie pour l’instant sur les routes de la Mauricie.



