Peu de vélo mais du repos et du bus…

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Jiquilillo - Padre Ramos (A/R) / 11km / Total 2645km

Ce matin nous nous sommes réveillés de très bonne heure après deux nuits passées sur le terrain mis à notre disposition par Cécile et Cyprien. C’est que nous devons prendre un bus pour rentrer à Managua à 7 heures 30. Du coup, réveil avant 6 heures pour les grands ! Heureusement que nous avons pu nous reposer en bivouaquant deux nuits au même endroit,une première… Nous avons surtout profité de ce jour de repos pour faire plus ample connaissance avec nos hôtes qui ont bien bourlingué que ce soit dans leur vie professionnelle (deux marins) ou personnelle avant de poser leurs valises dans le charmant village de Jiquilillo. Et on les comprend quand on vit les pieds dans l’eau et le sable, près d’une grande plage bordée de cocotiers, au calme et avec des manguiers dans le jardin. Après une petite matinée tranquille entre  devoirs, réparation des pneus et nettoyage des matelas au grand air, il est temps d’aller se baigner pour se rafraîchir.  Nous allons ensuite retrouver Cécile et Cyprien qui nous ont gentiment invité à déjeuner avec avec eux pour discuter voyage bien sûr ! Au menu, nous dégustons du thon frais grillé par Cyprien (acheté le matin même directement au pêcheur local) et des petites pommes de terre sautées ! Cela nous change de nos sandwichs du midi… sans oublier du jus de pastèque fait maison. Autant dire que nous sommes gâtés! Ils ont pour projet d’aménager leur terrain pour y accueillir des voyageurs du monde entier que ce soit à vélo, en camion, à moto… Il faut dire que les lieux s’y prêtent bien : au bord de la plage, dans un petit village de bout du monde… on recommande chaudement l’adresse!

Notre campement bien à l’ombre
Juste à côté de notre tente… visite d’un crabe halloween !
Le thon péché du matin !
Cécile et Cyprien s’affairent pour nous offrir un super repas

En fin d’après-midi et après une petite sieste sous les arbres, nous partons explorer le bout de la presqu’île là où l’océan et le fleuve se rencontrent. Et pour ne pas changer un petit volcan se dessine au loin. Et dire que nous sommes à un jet de pierre ou une lancha du Salvador… Tout ça pour un historie de coton tige dans le nez et un peu de paperasse on ne peut pas juste mettre le cap au Nord!. En attendant quelques coups de pédales de plus nous permettent de profiter d’un nouveau lieu de baignade avant une dernière soirée au coin du feu…de camp (il nous manque juste les popcorn de « on prend le temps Dem!). On essaie quand même de se coucher tôt car une longue journée de bus nous attend!

Pointe de Padre Ramos à quelques kilomètres du Salvador
Jiquilillo - Managua / 10km + Bus / Total 2655km

Heureusement la nuit a été plutôt bonne et nous nous réveillons sans trop de difficulté même s’il n’est même pas six heures du matin… Nous laissons les enfants dormir encore un peu le temps de commencer à replier le camps et ranger les affaires.  Célian remplit les sacoches et fait le café pendant qu’Aurélie prépare le petit déjeuner… Finalement le timing sera tenu et Cyprien et Cécile nous accompagne jusqu’au bus. L’avantage du Nicaragua c’est que l’on peut prendre le bus n’importe où. Il suffit de lui faire signe en bord de route et il s’arrête ! Vraiment pratique! Pas de difficulté non plus pour prendre les vélos : ils sont mis sur le toit, avec les sacoches bien sûr !! Et cela ne semble poser aucune difficulté… Zéro question, pas de problème, que des solutions ! On se dit que parfois en Europe nous nous compliquons inutilement la vie.

Un dernier au revoir à nos chers hôtes
Attente du bus devant le bar du village
30kg à bout de bras…

Nous avons une heure et demi de trajet au milieu de locaux et avec la musique à fond jusqu’à Chinandega où nous devons prendre un autre bus jusqu’à Managua. Nous sommes un peu balloté pendant les premiers kilomètres qui nous mènent à la route principale mais ni les vélos ni les sacoches ne semblent bouger. Arrivés à Chinandega nous enfourchons les vélos pour nous rendre à une autre gare routière où le bus pour Managua part dans…dix minutes ! Juste le temps de négocier le prix et de mettre de nouveau les vélos sur le toit et c’est reparti : musique locale, puis film avec le son toujours aussi fort, sans oublier quelques arrêts pour faire monter les vendeuses de pain fourré au queso (fromage) ou autre fajitas de carne…un vrai spectacle! En tout cas nous n’avons pas perdu de temps et nous sommes à Managua pour midi. Cela nous laisse le temps de trouver un hôtel pour la nuit et de continuer à remplir la paperasse pour passer les frontières… Nous nous sommes offerts le luxe d’une chambre climatisée dans un petit appart hôtel car il fait toujours aussi chaud. Ce soir après un plat de pâtes au petits légumes mijotés par Célian et les fameux mug cake au chocolat d’Aurélie (car il y a un micro onde!), un petit film et tout le monde file au lit…pas trop tard. Et oui demain nouveau réveil de très bonne heure pour passer notre test Covid à la première heure ! On croise les doigts pour que cela se passe bien…

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5 commentaires

  1. Hello les cyclo;
    Les voyages c’est comme le vélo: Parfois on arrête de pédaler et on se met en roue libre. Costaud le gars qui charge le Pino sur le toit du bus mais je comprends que vous soyez inquiets pour vos montures. Au fait « Pino » ne viendrait-il pas de « Pinocchio » puisque la poutre peut s’allonger comme le nez de Pinocchio? Allez; bons tests et bonnes formalités

  2. Hello,
    On se disait exactement la même chose sur les vélos, Equateur, Mexique et Guatemala, aucun soucis pour les vélos, ça passe en soute ou sur le toit en peu de temps, on se prend la tête en Europe (bon au Pérou c’était plus compliqué..).
    Bonne continuation

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