Un petit tour sur la côte pacifique… avant de partir

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Chinandega - Jiquilillo / 42km / Total 2634km

Ce matin nous nous sommes réveillés au son de la radio un brin nasillarde de nos amis les pompiers. Pour une fois nous ne savons pas, en nous levant, où nous allons aller aujourd’hui… Initialement nous devions nous rendre au port de Potosi pour prendre un bateau nous menant directement au Salvador. La compagnie que nous avions contacté ne fait plus de traversée et pour cause, il n’est plus possible de sortir du Nicaragua par voie maritime… Après maintes recherches et des réponses contradictoires, nous avons eu la confirmation que l’on peut faire le trajet en bateau mais de manière non officielle… Nous faisons une croix sur cette option. Du coup, inutile d’aller jusqu’à Potosi et c’est là que les choses se corsent pour la suite de notre parcours. Certes les frontières terrestres sont ouvertes pour remonter vers le nord, nous pouvons donc passer par le Honduras pour rejoindre le Salvador et ensuite aller au Guatemala mais cela veut dire faire trois tests PCR ou plutôt douze vu que nous sommes quatre et au vu du coût d’un seul test c’est juste inenvisageable. Il nous reste la possibilité de faire un seul test et de traverser le Honduras en deux jours, comme l’ont fait nos amis d’On prend le temps dem (encore bravo à eux). Cela pourrait être possible si nous pouvions passer le test PCR juste avant la frontière mais cela aurait été trop simple : le seul endroit pour faire le test au Nicaragua c’est à la capitale… Bref, tout ça mis bout à bout, et surtout le fait qu’il est également hors de question que Clélia fasse deux étapes à plus de 70 kilomètres, nous nous sommes décidés à …prendre le bus!  Il nous faut donc retourner à Managua pour faire nos tests Covid et prendre un bus qui traversera le Honduras pour rejoindre le Salvador. Cela nous permet de ne faire qu’un test pour passer deux pays. Nous reprendrons ensuite les vélos pour aller jusqu’au Guatemala.

Mais qu’ils sont beaux ces camions!

Mais encore faut il pour cela programmer le test PCR et réserver le bus. Nous vous passons les nombreux coups de fil et autres mails pour tout organiser mais rien n’est simple au Nicaragua pour faire ces tests ! Et en plus pour prendre rendez-vous il faut avoir un justificatif de paiement sans que l’on puisse payer en ligne…un vrai casse tête qui nous vaudra une petite heure à la banque pour faire un virement !!! Autant dire que notre matinée a été bien occupée mais c’est fait et calé… Bon il est temps de prendre… du bon temps puisque le bus pour le Salvador n’est que mardi. Un petit tour à la mer, enfin l’océan, ce serait chouette et amplement mérité. Tout le monde est partant bien sûr, hormis le pneu avant du vélo d’Aurélie : nouvelle crevaison…deux en deux jours ça commence à bien faire! C’est vite réparé et nous voilà enfin partis…en toute fin de matinée.

Comme un air de déjà vu…

Nous roulons sur une route bitumée et pas trop passante, de quoi contenter tout le monde avec un paysage plus vert et plus nature que nos dernières étapes. Cela nous fait du bien, nous en avions un peu marre de la ville et de son agitation ! La fin du chemin se fait sur une petite piste un peu caillouteuse qui nous mène jusqu’au village de Jiquillo. Nous sommes au bout du monde avec une grande plage, des cocotiers et quelques habitations en bois. Alors que nous achetons de quoi nous rafraîchir à la tienda du village nous sommes interpellés en français! C’est de manière tout à fait inattendue que nous faisons la connaissance de Cyprien et Cécile installés là depuis un an et demi. Nous sommes aussi surpris les uns que les autres de se retrouver entre français dans cet endroit perdu. Nous recevons un accueil incroyable et ils nous proposent de nous installer dans un champ qu’ils viennent d’acheter. Leur idée est justement d’y accueillir des voyageurs du Monde entier. Ils louent une maison juste à côté en attendant d’aménager le terrain. Ils nous apportent même des chaises, une table et de l’eau pour que nous soyons bien installés… Une bonne baignade, un petit feu de camp et la journée se termine avec en fond sonore le bruit des vagues sous un ciel étoilé. Nous sommes ravis du choix de cette plage peu connue, préservée, de toute beauté et qui nous a permis une très belle rencontre. De quoi oublier les tracasseries administratives de ces derniers jours…

Nous avons même droit à une piste cyclable partagée avec les nombreux triporteurs de Chinandega
Ça sera à gauche !
Arrivée au village « bout du monde » : Jiquilillo

3 commentaires

  1. Hello les cyclos
    Je vois que l’administration kafkaïenne n’est pas l’apanage de la seule France mais que votre expérience et votre flair vous permettent d’en déjouer les pièges et les labyrinthes. Chapeau et quelle patience !. Ici le covid nous confine et là bas il vous oblige à vous déplacer …. va comprendre ! Eloquentes photos de revêtements routiers très différents les uns des autres et de pistes cyclables où il vaut mieux être très attentif car les « pointillés » ne pardonnent pas! P.S: Les crevaisons à répétition sont souvent dues à un minuscule objet pointu resté dans l’épaisseur du pneu (ça m’est arrivé quelquefois) Pour le trouver on voit à quelle distance de la valve se trouve le trou et on reporte sur le pneu (symétriquement par rapport à la valve, car il peut se trouver d’un côté OU de l’autre) Bonne route à vous

  2. Bonjour, le hasard fait bien les choses (et ça vous avez dû le rencontrer souvent). Cécile et Cyprien doivent être très heureux et je pense qu’ils avaient bien besoin de trouver à qui parler français. Je vous souhaite une très belle escale et beaucoup de bonheur dans la suite de votre aventure. Une maman.

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