Ça pédale toujours mais ça pique un peu les jambes et surtout le coeur

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Hier matin, nous nous sommes réveillés à 3 heures 40 du matin pour notre randonnée jusqu’au sommet de l’Acatenango. Nous vous avons raconté ces deux jours magiques qui se sont terminés à la maison d’Elvin en fin de matinée. En principe nous aurions du repartir de chez lui mais il nous a proposé de rester une nuit de plus pour nous reposer avant de reprendre nos vélos. Autant dire que nous avons accepté avec joie sa proposition ! Nous avons déjeuné avec sa famille et dégusté un plat type du Guatemala, le pepian : c’est une sorte de ragoût de poulet avec du riz et des tortillas bien sûr… Et pour les remercier de leur accueil, Clélia leur a offert des petits bracelets aux couleurs de la France. L’après-midi est ensuite vite passé après une sieste pour toute la famille de deux heures! Nous étions un peu fatigué…  Nous en avons aussi profité pour faire un petit tour dans le village où nous avons pu admirer les tenues traditionnelles des habitants aux couleurs vives. Nous en avions vu a Antigua mais nous pensions qu’il s’agissait juste d’une attraction pour touristes. Manifestement ce n’est pas le cas.  Nous sommes aussi tombés sur un match de foot, pour le plus grand plaisir de Côme. La soirée s’est passée autour d’une grande tablée toujours en compagnie d’Elvin, de ses soeurs en cuisine et de nouveaux randonneurs… français. L’adresse d’Elvin semble manifestement bien connue! Nous échangeons de nouveau sur les voyages en général et l’ascension qui les attend demain… Pour nous ce sera la reprise des vélos !

San Jose Calderas - Patzicia / 46km / 750m D+ / Total 3064km

3 heures 40 le réveil sonne…non ce n’est pas la même journée qui recommence à l’infini…on a juste oublié d’enlever l’alarme de hier matin ! En réalité nous nous réveillons vers 7 heures en entendant les soeurs d’Elvin qui s’affairent déjà pour préparer le petit déjeuner et les repas des randonneurs de la journée. C’est sous un grand soleil que nous quittons la maison d’Elvin où nous aurons finalement passe trois nuits alors qu’en principe il n’y en a qu’une de prévue le veille de l’ascension. Les au revoir sont difficiles et émouvants après ces jours passés en leur compagnie…surtout lorsque la soeur d’Elvin nous serre dans ses bras et verse une petite larme. C’est dur de repartir et de les laisser! Mais que de beaux souvenirs et de moments partagés avec eux… Heureusement les premiers kilomètres nous offrent de beaux paysages de montagne et une vue superbe sur l’Acatenango. Par contre, les cuisses se font bien sentir et les montées sont difficiles. Après quatre kilomètres de montée, une descente de dix kilomètres est bien appréciable…de même que la halte au supermarché pour remplir les sacoches.

l’Acatenango que nous avons gravi !!
Devant le supermarché, des dames (et filles!) en tenues traditionnelles : on adore

Maintenant que nous voilà de nouveau autonomes, nous rejoignons une route beaucoup plus grande pour nous rendre au Lac Atitlan. Nous espérons y être demain soir si tout se passe bien. Pour l’instant, la route monte et nous sommes doublés par de gros camions bruyants et polluants. Lorsque l’heure du déjeuner arrive, nous nous demandons bien où nous allons pouvoir nous installer. Il n’y a même pas de station service pour nous arrêter…Il commence à faire bien chaud et ça monte toujours ! Nous parvenons à trouver un champ sur le bas côté avec un portail en fil barbelé. Nous ne le faisons jamais mais là nous n’en pouvons plus, nous ouvrons la barrière et nous installons à l’ombre…ouf nous pouvons souffler et nous restaurer de nos fameuses fajitas/avocat/tomates/jambon…et de nouvelles chips qui remportent un grand succès!

Moment un peu galère…
Mais tout se finit bien !

Ce n’est pas tout ça mais nous ne sommes pas vraiment arrivés. Nous avons encore 11 kilomètres pour atteindre un balneario que nous avons repéré. Nous trouvons une station service pour refaire le plein d’eau…et manger une petite glace (oui il fait chaud!). Et c’est reparti avec les cuisses qui piquent de plus en plus… Mais les montées se terminent enfin, pour aujourd’hui en tout cas. Comme souvent le balneario espéré n’existe pas alors nous cherchons une solution de repli et allons demander à un restaurant devant lequel nous passons. Nous avons repéré une aire de jeux avec une jolie pelouse. Nous interrogeons le serveur qui demande à sa responsable qui va demander au patron pour au final obtenir un…oui! C’est bon nous avons notre bivouac du soir. A peine les vélos posés, les enfants se précipitent pour faire du trampoline… manifestement eux le mal aux jambes ils ne connaissent pas !

Ils ont l’air bien en forme !!
Et on n’oublie pas les devoirs…

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