Les jours se suivent et ne se ressemblent pas… heureusement !

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Santa Rosa de Cabal - La Rochela / 41km / 540m D+ / Total 824km

Hier matin nous avons quitté avec émotions la maison de Juan et Nathalie après deux jours passés en leur compagnie. Le départ est d’autant plus difficile que Célian a passé une mauvaise nuit et a mal au ventre et a la tête en se levant… La journée va être difficile. Pour nous faciliter un peu les choses Juan se propose de nous accompagner avec son vélo pour nous indiquer la route à prendre. C’est vraiment trop gentil de sa part! Nous faisons donc les vingt premiers kilomètres en sa compagnie. La route est assez facile : ça ne fait que descendre.

Juan nous montre le chemin!

Peu de temps après avoir quitté Juan, nous empruntons une autopista et la route commence à s’élever sérieusement. Et pour couronner le tout le soleil est à son Zenith et il fait bien chaud ! Nous suons tous à grosses gouttes et Célian a de plus en plus mal au ventre. Après une halte dans une station service où il arrive à reprendre un peu de force, nous décidons de nous arrêter au prochain village pour trouver un hôtel. En attendant et pour que cela soit un peu plus facile pour Célian nous changeons de configuration : Aurélie prend le Pino avec Côme et Célian prend le vélo d’Aurélie. Ça devrait lui faire un peu moins de poids. Cela nous permet de rejoindre le village de La Rochela ( promis on n’a pas fait exprès !) où nous trouvons un premier hôtel mais il s’agit d’un grand complexe avec plusieurs piscines… Ce n’est pas vraiment dans notre budget ! Heureusement juste à côté se trouve un hôtel de routier avec une chambre pour nous quatre : ce sera parfait ! Célian peut enfin se reposer! Pendant ce temps nous en profitons avec les enfants pour faire un peu de français. Nous espèrons tous que demain Célian sera plus en forme et que nous pourrons reprendre la route.

Difficile sous 34°C …
Aurélie au volant du Pino…
Notre hôtel de routiers
La Rochela - Anserma / 20km + Jeep / 420m D+ / Total 844km

Ce matin, nous nous réveillons avec le bruit des camions et des motos qui prennent la route. Nous avons connu plus bucolique comme réveil et comme endroit mais au moins Célian a pu reprendre des forces et ce matin ça va mieux. En revanche Clélia n’est pas au top : elle a eu mal au ventre cette nuit et Côme commence à se plaindre aussi… Nous décidons donc pour économiser nos forces de ne faire que la descente de 5 kilomètres pour rejoindre le prochain village et d’y trouver un véhicule pour nous avancer en direction de Jardín et passer le dénivelé.

Nous avons au moins le plaisir de retrouver la région cafetero et ses beaux paysages. Arrivés au village d’Arauca nous ne mettons pas longtemps pour trouver une jeep pour nous amener à Risaralda. Sur la place du village nous n’avons que l’embarras du choix. Nous n’avions pas compris qu’en Colombie les jeep font office de bus, de taxi et de moyen de livraison ! Il y en a partout qui circule avec plus ou moins de monde ou de choses… En revanche, il nous faut un peu plus de temps pour mettre les trois vélos dans la jeep ! Les vélos de Clélia et d’Aurélie sont solidement attachés sur le toit avec quelques sacoches et le Pino est installé a l’arrière du véhicule. Les enfants eux sont ravis de monter à l’avant ! Et nous voilà partis pour 16 kilomètres de montée ! Quel plaisir de prendre aussi facilement de la hauteur et de se retrouver de nouveau à admirer à perte de vue les plantations de café et de bananier !! Et tout cela au son de la musique locale.

C’est bon ça passe ! Et 1000 m de dénivelé en moins!

Après cette avancée facile, tout le monde se sent mieux pour terminer l’étape surtout que c’est essentiellement de la descente. Nous avançons vite et bien mais nous apprécions quand même la route bordée de maisons toutes plus colorées les unes que les autres. Quant au panorama, c’est du vert, du vert et du vert ! Seule la fin de l’étape se corse un peu car nous avons trois kilometres de montée pour atteindre le village d’Anserma. Mais nous pouvons compter sur les encouragements des Colombiens pour nous donner des forces!

Pause picnic sous un coin d’ombre
Au milieu des bananiers, cherchez les filles !
Pas facile quand on voit notre village d’étape tout en haut !

Et lors d’une pause, un couple de Colombiens nous offre une bouteille de coca bien fraiche et une spécialité à base de maïs. En fait, ils nous avaient croisés et klaxonnés peu de temps avant et nous ont rattrapés pour nous ravitailler…Un motocycliste s’arrête également et nous lui demandons s’il ne connaîtrait pas un endroit pour mettre notre tente. Il nous propose d’aller voir juste en contrebas de la route car il y a un hôtel avec piscine qui pourrait accepter que l’on campe. On se dit que c’est un peu trop luxueux par rapport à ce que l’on cherche mais l’on va voir quand même… Ce que l’on n’avait pas vraiment compris c’est que nous discutions avec le patron qui nous montre un chambre et nous propose de nous y installer pour un prix modique ! Julio m’explique qu’il est fan de vélo et a une chambre de disponible si l’on souhaite. On ne met pas longtemps à accepter sa proposition ! Et encore moins de temps pour sauter dans la piscine !!!

Nos bons samaritains du jour !
Tout ça rien que pour nous !
Une école pas comme les autres…

Nous n’en espérions pas tant mais nous savourons cette fin de journée : tout le monde va mieux, nous avons un hôtel avec piscine pour nous tous seuls, et nous avons trouvé un moyen de passer les dénivelés sans nous fatiguer!

3 commentaires

  1. Que de péripéties en une seule journée !!. Tout finit quand même par s’arranger. Les mets ne sont-ils pas un peu trop épicés pour vos estomacs d’européens? Ici il fait gris et froid et on nous rebat les oreilles avec covid , ses variants et le vaccin sans qu’on sache quand on pourra se faire vacciner ni s’il n’y aura pas bientôt un nouveau confinement. Profitez bien. Cordialement wamrshower

    1. Oui, c’était une journée bien riche !
      Les plats ne sont pas trop épicés en Colombie, par contre nous avons certainement abusé des fruits !!
      Bon courage à vous.

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