Parfois, il faut rouler pour rouler…

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Managua - Puerto Sandino / 65km / 320m D+ / Total 2497km

Ce matin nous nous sommes réveillés de bonne heure avec l’aide du réveil pour pouvoir partir le plus tôt possible de notre hotel-auberge de Managua. Nous avons prévu de pas mal rouler aujourd’hui pour aller jusqu’au port de Puerto Sandino. Malgré le nom assez alléchant, ce port n’a rien de touristique : il s’agit d’un port de marchandise où nous espérons avoir des renseignements pour envisager la suite de notre parcours. Le port est situé au 65 kilomètres de Managua mais nous avons peu de dénivelé. Nous roulons dans les rues toujours aussi vides de la capitale avant de rejoindre une quatre voies dont le seul intérêt est d’avoir un bitume parfaitement lisse. Cela nous permet d’avancer rapidement même si le bruit des camions et des voitures qui nous doublent commence à nous agacer. En revanche, lorsque nous nous faisons doubler dans une montée par une charette tirée par un cheval, cela nous redonne immédiatement le sourire… Nous avons aussi la chance de longer en partie le bord du lac Xolotlán sous l’oeil vigilant du volcan Momotombo, et son petit panache de fumée…juste de quoi nous rappeler qu’il s’agit d’un volcan actif ! Nous avons même le droit à une piste cyclable pendant quelques kilomètres…le rêve.

Aïe…ça va faire mal…aux jambes!
On fait la course ?!
Le volcan Momotombo et son petit frère le Momotombito

Nous finissons par quitter cet axe principal pour bifurquer un peu plus dans les terres et traverser quelques villages beaucoup plus agréables avec leurs moto-taxis customisés et autres triporteurs. Vu leur nombre, cela semble être un moyen de déplacement local très prisé ! Nous nous plaignons du bruit de la grande route, voilà que nous retrouvons en quelques kilomètres le calme de la campagne…et ses chemins de terre! Ce qui nous plaît beaucoup moins : nous rebondissons sur les cailloux et les sacoches de Célian se retrouvent à deux reprises sur la route…ça tombe bien nous avons une boîte d’œufs dans la sacoche nourriture ! Heureusement rien n’est cassé. Le paysage se fait de plus en plus aride et sec. Les arbres comme les habitations se font de plus en plus rares. Nous trouvons quand même un endroit à l’ombre pour notre pique nique de midi, sans oublier une petite pause sieste avant de repartir. Le soleil cogne quand même fort lorsque nous repartons et tout le monde vide sa gourde après la première montée. Heureusement que nous avions pris presque dix litres d’eau avant de partir !

Deux mondes se croisent…
Un lieu peu hospitalié…

Nous retrouvons une station service quelques kilomètres plus loin où nous pouvons refaire le plein d’eau et de boissons fraîches ! Le port nous attend après une longue descente et un bitume retrouvé. Le village se résume à quelques maisons de part et d’autres de la route qui mène au port. Il s’agit d’un port de marchandises et nous ne sommes pas autorisés à y entrer. Nous avons toutefois la réponse à notre question : ce n’est pas d’ici que nous allons pouvoir quitter le Nicaragua… Nous ne pouvons toujours pas vous révéler la suite de notre parcours car il n’est pas encore bien défini. D’ici peu nous devrions être fixés !

On avait grand soif!
Une route sans fin…

Maintenant que nous avons notre réponse, et après avoir dégustés de bons jugos naturales (dont un à la betterave…), nous nous mettons en quête d’un lieu où dormir ce soir. Les hôtels ne sont pas légions, ni même les bars ou restaurants où nous pourrions nous installer. Nous avons tout de même repéré une caserne de pompier juste avant le port. Cela fait bien longtemps que nous n’avons pas dormi chez eux, depuis l’Equateur en fait ! Nous leur posons la question et c’est tout naturellement qu’ils nous proposent de camper dans le jardin de la caserne. Ils nous accueillent avec le même naturel que les pompiers équatoriens. De notre côté nous avons juste envie de sauter de joie tellement nous sommes heureux de bivouaquer chez eux! Nous découvrons les spécificités locales : c’est la première fois que nous voyons un poulailler et un potager dans une caserne… Plus rien ne nous étonne ! Nous voilà bien installés en tout cas : c’est au pied de leurs camions que nous allons dormir ce soir, pour une nuit que nous espérons reposante.

Notre tente bien entourée !

5 commentaires

  1. Vos photos illustrent bien vos commentaires et vice-versa . Les 2 volcans sont magnifiques par leurs formes idéales. La petite roue avant du Pino n’est-elle pas trop handicapante dans les mauvais chemin?. Merci encore pour ce grand bol d’air que vous offrez quotidiennement à vos lecteurs assidus .

    1. Bonjour Christian,
      En fait c’est plutôt l’inverse ! Le Pino est le seul vélo avec un amortisseur et son centre de gravité est plus bas qu’un vélo standard.
      Du coup Célian est toujours devant sur les petits chemins caillouteux alors que les filles ont plus de facilité dans les côtes bitumées !

  2. Bonjour toute la famille,

    Toujours autant de plaisir à vous suivre et re-parcourir à vos cotés ces si beaux lieux. Vous nous démontrez chaque jour que la plus belle richesse que vous rencontrez et celle des habitants que vous côtoyez et cela fait toujours du bien dans une période souvent anxiogène.
    Bravo à Clélia d’avaler ainsi toute seule les kilomètres et à vous 4 pour votre sens de l’adaptation constant.
    Chaleureusement,

    La VeLove Family

    1. Bonjour la Velovefamily !
      Ca nous fait plaisir de savoir que vous nous suivez 😊
      Nous pensons à vous régulièrement surtout que nous relisons vos articles depuis que l’on est sur la même route que vous.
      Effectivement les rencontres que nous faisons sont toujours incroyables et enrichissantes.
      Nous espérons que tout se passe bien pour vous.
      Bises à toute la famille.

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